Comment aider des amis qui vivent des moments compliqués ?

Rupture, dispute, mal-être, indécision, remise en question, manque de sens, survenu d’un événement… Autant de qualificatifs pour décrire un moment compliqué vécu par un(e) ami(e).

L’envie de soutenir votre acolyte de toujours ou même ce pote que vous appréciez pour ces blagues tirées à quatre épingles vous titille. Problemo, vous vous sentez impuissante. 

Deux cas de figure se profilent souvent :

  • l'opportunité ne vous ai pas offerte de tendre votre main parce que la personne est fermée comme une huître

  • vous vous sentez démunie face à sa situation en mode : "j’ai pas les mots, j’sais pas quoi dire - fait chier".

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La théorie des injonctions : fais pas ci, dis pas ça

Avoir un positionnement adapté n’est pas souvent chose simple, et pour cause. On nous dit :

  • Ne lui fais pas la morale
  • Ne la/le juge pas
  • Ne donne pas ton avis
  • Ne pleure pas avec elle/lui sinon tu vas l’enfoncer

Coooool ! On a tout un tas de recommandations, de trucs à ne surtout pas faire. Du coup odoute, on ne sait plus sur quel pied dansé, c'est la catastrophe mondiale... Concrètement les solutions on ne les a clairement pas. D'ailleurs, que fait notre cerveau quand il est face à une construction de phrase négative comme : "ne t'impose pas auprès de ton ami" ? Il nous conduit à adopter des comportements qui nous font devenir imposante. Pourquoi ? Parce qu’il ne traite pas le “ne pas”.

Ne regarde surtout pas sur ta gauche ! Boom ! Qui a zieuté sur sa gauche ?

enfant qui fait signe de la main lorsqu'on lui dit : fais pas ci, dis pas ça

Same, same concernant le sujet que l'on traite dans cet article : on voudrait ne pas minimiser la situation et surtout le problème de notre ami. Mierdaaa, la première syllabe du premier mot qui sort de notre bouche est : “pfff” ou “rooo” ou “hummm”, suivi d’un : “t’en fais pas ça va aller, c’est pas grave”. 

Lorsqu’avec toute la bonne volonté du monde, on veut aider un ami qui traverse une phase de vie complexe, avoir en mémoire une liste d’injonction n’est pas franchement utile. Mieux vaut enregistrer les astuces qui nous serviront à le soutenir.

La sensation de marcher sur des œufs est forte, et notre volonté de vouloir épauler et redonner la banane à notre ami se barre vite en courant - rattrapé par la crainte de mal dire, mal faire, mal se comporter (jugement de valeur à notre égard puissance 10 → bonjour).

Les solutions pour aider des amis vivant des moments compliqués

1re étape : reconnaître nos émotions personnelles

Reconnaître ses émotions vient à mon sens en number one. Es-tu agacée par l’histoire que t’amène ton ami ? Te sens-tu délaissée par son comportement fuyant depuis qu’il brasse des idées noires ? Es-tu en totale incompréhension face à son attitude ? As-tu une boule dans la gorge et l’envie de pleurer ?

N’aie pas honte de regarder dans les yeux la sensation qui te traverse et d’accepter ton état présent. Tu as le droit de ne pas ressentir de compassion, tu as le droit d’être affectée toi aussi. Plus vite tu commenceras à être honnête avec toi-même, plus vite tu seras en capacité d’accueillir la souffrance de l’autre en adoptant un positionnement qui soit écologique pour toi et pour ton ami.

2e étape : la présence

Écrire un message, téléphoner, proposer de catch-up, envoyer un courrier par pigeon voyageur (après tout, why not ?) 

pigeon voyageur qui arrive pour aider des amis qui vivent des moments compliqués ?

L’essentiel est de faire signe à l’autre. Lui dire qu’on est là maintenant, demain, dans 3 semaines, peu importe finalement. Faisons-lui concrètement savoir que l'on est dispo pour lui. Quand il aura besoin et lorsqu’il sera prêt ou qu’il aura envie de parler, on répondra présent.

La notion de temps pour soi et pour notre ami peut différer dans ces périodes. Pour la simple et bonne raison que lui est dans son monde intérieur, à fond dans sa blessure, à rejouer un scénario, à s’arrêter sur pas mal de détails ou à l’inverse à être dans l’évitement de sa douleur. Toutefois, je dirais que le point commun est sans doute que cette personne est centrée sur elle. Toi, nous, moi étant OKAY moralement à ce moment-là et sûrement davantage portés sur la vie qui se déroule à l’extérieur, nous sommes moins dans notre dialogue interne. On peut penser que la manière dont s’écoule le temps est plus rapide. Regardez simplement chez vous-même. Lorsque vous allez mal, le temps passe vite ? Ou les journées sont-elles plutôt longues ?

Leïla.T #MYFBL - Comment aider des amis qui vivent des moments compliqués ?
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3e étape : explorer le territoire de ses amis pour les aider

Une recommandation que je trouve inappropriée est de dire à un ami ce que l’on aimerait entendre dans sa situation. Man, nous ne sommes pas les mêmes personnes.

C’est là que l’ego devrait être mis en sourdine. En attribuant à l’autre des pensées, des idées, des fonctionnements que l’on pense “biens”, “vrais” ; en lui disant par exemple : “moi à ta place je ferai ça” on cherche à l’aider certes - vraiment on est drivé par une intention positive -, et pourtant, on se plante.

Comment savons-nous ce qu’il ou elle vit ? Nos filtres neurologiques, sociologiques et individuels ainsi que les processus de sélection, de généralisation et de distorsion font que notre représentation du Monde est une interprétation et en aucun cas LE Monde. À quel moment nous est-il possible de dire avec certitude ce que l’autre devrait faire, dire, décider en étant en position 1 ? C’est-à-dire dans notre peau et dans notre réalité. Notre ami et nous-mêmes, interagissons et évoluons dans la vie à partir de deux cartes routières disparates, avec des similitudes - sans doutes - pour autant, celles-ci sont belles et biens distinctes.

Pour être davantage dans le soutien et dans la compréhension : 

  • Reformule plutôt que d’induire en proposant une interprétation
  • Pose des questions plutôt que de porter un jugement ou de conseiller

Pour terminer, si t’es du genre à vouloir aider tout le monde, je t’invite à jeter un coup d’œil à ce que l’on appelle le syndrome du sauveur.

J’ai sélectionné une vidéo de la chaîne officielle de la radio RTL intitulée : syndrome du sauveur : que cache le besoin d'aider à tout prix les autres ? ainsi que l’article de Aline de TheBboost  - plutôt orienté entrepreneurs, mais honnêtement, pas que. Enfin, je trouve que Chloé Bloom répond de manière accessible aux questions : qu’est-ce que la position du sauveur ? Pourquoi ça arrive ? Comment s’en sortir ? Dans son podcast “comment sortir de la position du sauveur” donne de supers clés de compréhensions.

Ces trois supports pourraient te permettre de prendre de la hauteur peut-être sur un de tes comportements totalement inconscient ou encore à mieux appréhender le fonctionnement de personnes de ton entourage.

Enjoy and I talk to you soon

Xx

🤍

À retenir :

- Les comportements à éviter/injonctions sont moyennement utiles. Concentre-toi sur ce qui est aidant et écologique pour toi et ton ami qui vit un moment compliqué 

- Reconnais les émotions que tu vis en lien avec l'histoire ou l'attitude de ton proche

- Sois présente de près ou de loin

- Explore la carte du monde de ton ami par la reformulation et le questionnement


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